Image Fiche de lecture
Fiche de lecture Une vie, Maupassant, 1884

Une vie résumé chapitre par chapitre, Maupassant, 1884,

 

Fiche de lecture

Une vie, 1884

Titre: Une vie

Auteur: Guy de Maupassant

Date de parution: 1884

Genre: Roman

Plan de la fiche:

I Présentation de l’auteur

II Contexte de l’oeuvre

III Découpage

IV Personnages principaux

V Résumé détaillé

VI  Thèmes importants

VII Moments clés

VIII Citations

IX Mots clés/ Lexique

X Conclusion

I Présentation de l’auteur:

Guy de Maupassant est un écrivain français né en 1850 et mort en 1893. Il passe son enfance en Normandie, à Etretat. Il acquiert en Normandie une connaissance aiguë des paysans et de la campagne normande. Si son roman Pierre et Jean se situe au Havre, c’est parce que Maupassant connaît bien la région dans laquelle il a vécu. Georges Duroy, le héros de Bel Ami, est lui aussi Normand, tout comme les parents de Jeanne, dans Une vie. Lors de vacances, Maupassant sauve de la noyade un poète à qui il donne certaines de ses nouvelles. Les nouvelles plaisent au poète et il l’encourage dans cette voie. Après son baccalauréat, sur les conseils de Flaubert (autre écrivain ami de sa famille), il va faire des études de droit à Paris mais la guerre contre la Prusse (l’ancienne Allemagne) bouleverse ses projets. A l’âge de 27 ans, on lui diagnostique une maladie mortelle, la syphilis. Cette maladie provoque chez lui des hallucinations qu’il décrira dans la nouvelle Le Horla. Après un suicide manqué, il fut interné sans une maison de santé où il mourra en 1893 sans avoir retrouvé la lucidité.

Sa vision du monde profondément pessimiste fera évoluer ses œuvres en finissant par réagir aux excès du naturalisme d’Emile Zola qui inspirera Maupassant pendant ses jeunes années. Maupassant écrira plus de trois cent nouvelles et six romans. C’est l’un des écrivains français les plus connus.

II Contexte de l’oeuvre:

Une vie se passe au cours du XIX ème siècle. Ce siècle fut celui de l’industrialisation en France. La ville se développe et l’industrie aussi. Ce sont aussi de nouveaux modes de transports que l’on voit arriver. La bourgeoisie- cette nouvelle catégorie sociale- concurrence l’ancienne noblesse. C’est le cas pour les parents de Jeanne. Comme son futur mari, nombreux seront les jeunes gens prêts à tout pour trouver une situation.

III Découpage:

14 chapitres.

IV Personnages principaux:

Jeanne: issue d’une riche famille de l’aristocratie normande. Lorsque le roman débute, elle est âgée d’environ 18 ans et elle sort du couvent où ses parents l’ont envoyé parfaire son éducation. C’est pour elle comme un réveil, une deuxième naissance. Jeanne est une jeune fille heureuse, qui aime ses parents, qui est jolie et pleine de fraîcheur.

Les parents de Jeanne: sont extrêmement bons avec leur prochain, et c’est ce que leur reprochera Julien.

Julien de Lamare: noble désargenté, il s’éprend de Jeanne avant de l’épouser, de la trahir et de l’humilier. Il trompe Jeanne avec Mme de Fourville, une noble de la région. Il meurt avec elle.

Rosalie: bonne de la famille de Jeanne. Julien lui fera un enfant.

V Résumé de l’ouvrage:

L’action débute en mai 1819. Le chapitre 1 nous présente Jeanne, jeune et jolie fille, qui nous parait naïve et ingénue. Ses deux parents, un baron et une femme d’un certain âge, appelée « Petite mère » viennent la chercher à la sortie du couvent, où l’on apprend que Jeanne a passé sa jeunesse. Ils sont accompagnés par Rosalie, une gouvernante. A son retour au château familial, l’héroïne ne pense déjà qu’à se marier, avoir deux enfants et rester toujours dans ce château avec ses parents. Elle soupire et guette le grand amour. Le lendemain, accompagnée de son père, elle descend au village d’Yport (que l’on imagine être en Normandie), se ballade avec son père et achète du poisson.

Le chapitre 2 nous décrit la vie de Jeanne et ses parents dans leur château. Les deux parents ont une santé fragile et prennent soin d’eux. La mère de Jeanne aime se remémorer ses souvenirs. Lors d’une promenade, Jeanne et sa mère rencontrent le curé du village voisin, qui leur parle d’un nouveau voisin arrivé récemment: le vicomte de Lamare. Jeanne et sa mère se rendent à la messe le dimanche suivant, et c’est sur cette sortie que s’ouvre le chapitre 3. Elles sont présentées au vicomte par le curé. La famille se noue d’amitié avec le vicomte. Tous les quatre se baladent jusqu’à Etretat. Le vicomte et Jeanne font connaissance et Jeanne tombe éperdument amoureuse du vicomte. Le lendemain, ils se revoient et le vicomte demande Jeanne en mariage. Jeanne accepte.

Au début du chapitre 4, il est prévu que le mariage aura lieu dans six semaines. Le lecteur fait connaissance avec Lison, la tante de Jeanne. Le mariage se passe sans accroc. Jeanne et son mari rentrent chez eux. Le père de Jeanne lui parle seul à seul un peu avant la nuit de noce. Il tente de lui expliquer ce qu’il arrive aux jeunes filles le soir de leur nuit de noces. Jeanne ne comprend pas ce qu’il veut dire, elle est très ingénue et ne sait pas ce qui l’attend. Le soir de sa nuit de noce, le vicomte tente de la posséder mais surprise, Jeanne ne s’attend pas à ces gestes qu’elle ne veut pas. Elle s’offre finalement à lui, à reculons. Elle commence à éprouver du dégout pour son mari à cause de son geste.

Au chapitre 5, le lecteur retrouve Jeanne qui s’est apparemment habituée à la présence du vicomte. Jeanne et son mari partent en bateau, un navire qui s’appelle le Roi Louis. Tandis qu’elle s’émerveille de tout ce qu’elle voit, le vicomte se détache peu à peu d’elle. Il est très intéressé par exemple, par la somme d’argent que sa mère a donné à Jeanne lors de son départ. Ils arrivent en Corse. Julien, le vicomte, n’est pas généreux avec ceux qui l’aide, ce qui choque Jeanne car elle a l’habitude de ce genre de geste de la part de ses parents, décrits comme très généreux dans le chapitre 1. Jeanne et Julien visitent la Corse. Pendant le voyage, Julien a des gestes brusques et violents envers Jeanne qui ne sait se comporter avec lui. Ils séjournent dans une auberge typique où ils rencontrent M. Palabretti, leur guide, et sa famille. Jeanne et Julien font une longue ballade à cheval et leur guide raconte un crime récent qui s’est passé il y a peu dans le maquis. Alors que Jeanne va quitter l’auberge, elle demande à la femme de son hôte si elle peut lui envoyer un présent à son retour de Paris. Cette dernière lui répond qu’elle veut un petit pistolet, pour se défendre. Jeanne confie son argent à Julien, à la demande de ce dernier. Ils visitent l’Italie et se retrouvent, deux mois plus tard, à Marseille. Quand elle demande à Julien de lui rendre l’argent de sa mère pour aller acheter le petit pistolet, il ne lui rend que cent franc sur les deux mille que sa mère avait donné. Il ne lui laisse pas le temps de se plaindre de quoique ce soit, prétextant que sa bourse ou la sienne, c’est désormais pareil. Jeanne est interloquée et ne sait quoi dire.

Si Jeanne est contente de retrouver ses parents, son retour au château ne se passe pas comme elle le souhaitait. Très vite, elle s’ennuie, cherche à s’occuper, se rend compte qu’elle a attendu l’amour toute sa vie, et qu’une fois trouvé, ce dernier ne correspond pas à ses attentes. Julien peut se montrer brutal avec elle, elle le considère comme un étranger. Le baron et sa femme se moquent des économies que fait Julien dans l’entretien du château. Julien les accuse d’avoir gaspillé leur fortune, et Jeanne reproche à Julien de vouloir faire des économies qu’elle et ses parents considèrent comme ridicules. Julien bat un petit garçon de ferme devant Jeanne et ses parents, montrant enfin sa véritable nature. Lors d’une promenade, Jeanne et son père s’avouent la « vie n’est pas toujours gaie ».

Alors que les parents de l’héroïne sont partis passer l’hiver à Rouen, Rosalie (la gouvernante) accouche. Elle avait caché sa grossesse, et personne ne voit qui peut être le père. Jeanne tente de faire dire à Rosalie qui est le père de l’enfant, mais elle refuse. Julien ne veut pas garder l’enfant au château et veut renvoyer Rosalie. Jeanne et ses parents refusent, Rosalie étant une soeur de sang pour Jeanne. La vérité sur l’identité du père de l’enfant ne veut pas éclater. Jeanne découvre la vérité quelque temps plus tard en surprenant Rosalie dans le lit de son mari. Elle en tombe malade et fuit dans la neige. Ses parents reviennent de Rouen pour s’occuper d’elle. Jeanne leur confie la vérité. Confronté aux parents de Jeanne, Julien ment et refuse d’avouer la vérité. Il dit que la fièvre est responsable de ce qu’affirme Jeanne. Les parents de Jeanne croient le vicomte, mais Jeanne fait avouer Rosalie devant un curé. Elle avoue que le vicomte et elle ont une liaison depuis son arrivée au château. Dans le même temps, un médecin apprend à Jeanne qu’elle est enceinte de Julien. Le curé réconcilie Jeanne et Julien.

Le temps passe et Jeanne vit sa grossesse. Le couple reçoit un jour la visite d’un couple, les Fourville, et deviennent amis avec eux. L’accouchement de Jeanne se passe très mal et elle manque de mourir. Son petit garçon naît et Jeanne n’a d’yeux que pour lui. Il s’appelle Pierre-Simon-Paul. Les parents de Jeanne veulent donner une dot à Rosalie pour qu’elle puisse se marier et vivre avec son enfant. Julien trouve la dot trop élevée, alors qu’il est responsable de la naissance de l’enfant. Se présente un homme qui, envoyé par le curé, souhaite épouser Rosalie pour la dot, que Julien essaie de faire baisser en lui promettant une somme moindre que ce que les parents de Jeanne proposent. Le mariage est conclu.

Jeanne et Julien vont rendre visite aux Fourville. Gilberte, l’épouse, a elle aussi des excès de colère, comme Julien. Julien repousse son enfant et refuse de lui montrer des signes d’affection. Au printemps, Jeanne comprend comprend que son mari et Giberte ont une liaison et se rencontrent souvent. Déçue par son amie Gilberte plus que par son mari, elle reste passive et laisse faire. La mère de Jeanne est malade et elle marche de moins en moins. Un jour, elle tombe et meurt. Jeanne est inconsolable. Alors qu’elle veille le cadavre de sa mère, elle ouvre une boite remplie de lettres et en lit quelques-unes. Elle comprend que sa mère avait un amant du nom de Paul d’Ennemare.

Au chapitre 10, le fils de Jeanne tombe malade. La possibilité de perdre son enfant inquiète Jeanne. Elle souhaite un autre enfant. Elle va voir le curé pour lui demander de parler à Julien qui ne la désire plus. Il accepte finalement de retrouver sa femme. Lors de leurs retrouvailles, Julien avoue à Jeanne qu’il ne veut pas d’un autre enfant. Elle le supplie. Sur les conseils du curé, elle fait croire à son mari qu’elle est enceinte. Ce stratagème marche et Julien accepte de faire un deuxième enfant à Jeanne. Le curé quitte le village et un nouveau s’installe. Très vite, il apprend les amours de Julien et de Gilberte, et tente de convaincre Jeanne de lutter contre eux. Pour ce faire, il lui conseille d’aller trouver M. Fourville et de lui dire la vérité. C’est finalement lui qui s’en chargera, ce qui fera entrer M. Fourville dans un colère folle. Il pousse dans le vide la légère cabane dans laquelle les deux amants venaient de se réunir. Julien et Gilberte meurent broyés au sol. Sous le coup, Jeanne perd le deuxième enfant qu’elle attendait, la petite fille dont elle rêvait tant.

Le fils de Jeanne, Paul, est surnommée Paulet, puis Poulet. Sa mère, pour qui il est l’unique réconfort d’une vie ratée, le gâte. Il ne reçoit aucune éducation, religieuse ou intellectuelle et ne sait rien faire sans les « trois mères » qu’il a au château. Poulet part enfin étudier à Rouen. Il rentre d’abord tous les week-end, puis découche, ne rentre plus et dépense beaucoup d’argent. Sa mère s’aperçoit un jour qu’il ne va plus en cours depuis un mois et qu’il a pris logement chez une prostituée.  Poulet gaspille l’argent qu’il n’a pas, fait des dettes et envoie ses notes à sa mère, en lui faisant du chantage affectif.

Jeanne se retrouve seule au château. C’est Rosalie qui va la sauver de la ruine en prenant le contrôle de sa vie et de ses affaires. Celle-ci bouscule Jeanne, la met devant le fait accompli, et la persuade de vendre les Peuples. Jeanne achète une petite maison sur le bord de la route. Des nouvelles de Poulet arrivent enfin : il est à Paris. Sa mère essaie de le retrouver, mais elle arrive trop tard et ne tombe que sur ses créanciers. Ce sont les dernières lignes de ce roman tragique.

VI Thèmes importants:

Dans Une Vie, Maupassant s’attèle au roman sentimental. Il cherche à peindre la vérité du milieu qu’il décrit. Ici, ce seront les nobles de province et leurs habitudes ridicules que l’auteur raillera le plus. C’est le principe du réalisme.

C’est une plume acerbe et extrêmement cynique qui court tout le long du roman. La naïveté et le romantisme de Jeanne sont raillés par l’auteur qui nous offre un roman dans lequel aucun espoir est possible pour l’héroïne.

VII Moments clés:

Le portrait que fait Maupassant de Jeanne au début du roman nous montre bien le caractère que ingénu et naïf de Jeanne. Fraîchement sortie du couvent, elle sera l’héroïne malheureuse de sa vie.

Autre moment-clé: la mort de Julien et de sa maîtresse. Dans un style très détaché, Maupassant nous décrit l’accident qui provoque leur mort. La violence de cet évènement paraît comme un élément de plus à la vie déjà tragique de Jeanne.

VIII Citations:

Extrait du chapitre 6: « Alors elle s’aperçut qu’elle n’avait plus rien à faire, plus jamais rien à faire. Toute sa jeunesse au couvent avait été préoccupée de l’avenir, affairée de songeries. La continuelle agitation de ses espérances emplissait, en ce temps-là, ses heures sans qu’elle les sentît passer. Puis, à peine sortie des murs austères où ses illusions étaient écloses, son attente d’amour se trouvait tout de suite accomplie. L’homme espéré, rencontré, aimé, épousé en quelques semaines, comme on épouse en ces brusques déterminations, l’emportait dans ses bras sans la laisser réfléchir à rien. »

Dans cet extrait, on voit bien la nature romantique de Jeanne. Cette dernière rêve, a rêvé, et se demande quel sera le but de sa vie maintenant qu’elle est mariée. Derrière ces lignes apparemment romantiques, on devine le cynisme de la plume de Maupassant.

IX Mots clé/ Lexique:

Réalisme: mouvement littéraire du XIX ème siècle qui retranscrit la réalité telle qu’elle est. Mouvement qui touchera aussi la peinture.

Ingénue: synonyme de naive. Ce trait de personnalité caractérise Jeanne dans le roman.

Classe sociale: niveau de richesse de quelqu’un.

Noblesse: catégorie aisée de la société. Les nobles héritent de titres de noblesse de leurs familles, elle même noble avant eux.

Bourgeoisie: contrairement aux nobles, les bourgeois, issus de la bourgeoisie, n’héritent pas de leurs familles. Ils sont riches mais viennent juste d’acquérir leur richesse.

X Conclusion:

Une Vie dresse le tableau tragique de la vie d’une jeune femme à qui tout sourit au début du roman. Naïve, « fleur bleue », sa chute n’en sera que plus brutale. La vie de Jeanne n’est qu’un enchaînement de déceptions. Incapable de réagir face à tout ce qui lui arrive, Jeanne reste anéantie par la désillusion. C’est dans cette escalade de malheur que Maupassant se révèle incisif envers les nobles de campagne, qui sont les véritables cibles de ce roman.

Visitez notre boutique pour plus de cours et de fiches.

Notre Blog

Compte Youtube: @mesfichesdefrancais
Compte Tik Tok: @mesfichesdefrancais

Compte TIk Tok Brevet: @mesfichesdefrbrevet

Instagram: @mesfichesdefrancais

Toutes nos fiches

Notre Blog

Toutes nos fiches