Citations Dissertation
Citations Mes Forêts Hélène Dorion

Citations pour une dissertation sur Mes Forêts, d’Hélène Dorion

Pour une sous-partie sur la dimension autobiographique de Mes Forêts:

On pourra citer le poème « Avant la nuit » qui reprend certaine évènements marquants de la vie d’Hélène Dorion: des souvenirs d’enfance, des évènements marquants (l’assassinat de J. F. Kennedy, ancien président des Etats-Unis). Dans ce poème, la poétesse évoque aussi l’Université de Laval, où elle a travaillé.

« La grammaire des années

John F. Kennedy les ombres

qui se soulèvent

l’hôpital du Saint-Sacrement »

et plus loin une allusion à l’attaque contre World Trade Center « tours blessées ».

Le pronom personnel « Je »  tient une très grande place dans le texte, notamment dans le poème « Je n’entends pas le loup ». On retrouve aussi le pronom « je » dans « Je suis l’arbre foudroyé », ou encore « Je me tiens dans le sillage ».

Dans le troisième poème du recueil, « je » devient « nos pas », et « on tombe ». En passant au pluriel, Hélène Dorion souhaite que son message soit universel.

Pour une sous-partie sur l’émotion de Mes Forêts:

Ecrit dans un contexte sanitaire effrayant et anxiogène, de nombreuses émotions traversent le recueil. L’un des principales est le soute, la crainte apporté par l’urgence écologique. De nombreux modalisateurs qualifient les groupent nominaux qui sont les titres des poèmes : l’écorce est « incertaine ». La forêt devient alors salvatrice.

Pour une sous partie sur le pouvoir réparateur de la poésie:

« Est-ce une joie/ dans le poème/ qui soulève l’aube ».

Pour une sous-partie sur le thème du langage et de la nature:

« Mes forêts sont (…)/ un feu de brindilles / et de mots », une « voix / qu’on entend plus ».

« Mes forêts (…) sont la mise en terre de vagues immenses / et de mots que je ne reconnais pas ».

« langue de tous les jours/ – humiliée résistante conquise invaincue- / qui trouble et promet/ avec des mots de travers mots de trop/ de peut être ».

« Levant ainsi la frontière entre le dedans et le dehors, le paysage qui s’impose quotidiennement à ma vue s’ouvre comme une fenêtre et me devient intime. A travers lui, je retourne mon regard vers moi-même et revisite les racines de mon existence. Je cherche donc à contempler du dedans le paysage, c’est-à-dire à l’habiter tout autant qu’il m’habite. » (Le Temps du paysage, Hélène Dorion).

Le poème « La promenade d’automne » de Marceline Desbordes- Valmore peut, à l’image de Mes Forêts, peut lui aussi être considéré comme un poème représentatif de l’état d’âme de la poétesse:

« Les oiseaux dans les airs ne chantaient plus l’espoir;

Une froide rosée enveloppait leurs ailes,

Et, rappelant au nid leurs compagnes fidèles,

Sur des rameaux sans fleurs ils attendaient le soir. »

Le  titre « Mes forêts » est le poème cadre de chaque partie de recueil, même si son titre reste toujours le même. De même, on peut argumenter que cette possession rend le titre presque militant, comme un bien précieux à garder pour soi à tout prix.

Pour Charles Baudelaire, la nature est: « Un Temple où de vivants piliers / Laissent parfois sortir de confuses paroles ». Le langage de l’homme apparait comme confus « Il fait un temps d’insectes affairés / de chiffres et de lettres/ qui s’emmêlent sur la terre souillée ».

Pour uen sous partie sur le thème du numérique dans l’oeuvre:

« Un temps de verre éclaté/ d’écrans morts de nord perdu/ un temps de pourquoi de comment » « un temps de pixels et d’algorithmes «

« un temps d’arn/ de ram zip et chus/ sdf et vip/ il fait triple k/ usa made in china »

« sur l’écran d’aujourd’hui/ s’annoncent les orages de demain/ des chiffres pour ne rien dire/ de l’inquiétude qui brûle nos mots/ lettre échevelées/ bientôt cassées comme pib/ nip fmi »

« un temps jamais asszez/ un temps plus encore et encore/ plus encore/ plus

« rage virale/ sur nos écrans / qui jamais ne dorment »

«  il fait un temps/ de ram tip et chus/ sdf et vip/ il fait triple k/ usa made in china (…) un temps de pixels et d’algorithmes. ».

Pour une sous-partie sur la dimension écologique de l’oeuvre de Hélène Dorion:

Poème sur l’écologie dans « Allégresse » extrait de Les Matinaux, de René Char.

« Les nuages sont dans les rivières, les torrents parcourent le ciel. Sans saisie les journées montent en graine, meurent dans l’herbe. Les temps de la famine et celui de la moisson, l’un sous l’autre dans l’air haillonneux, ont effacé leur différence. Ils filent ensemble, ils bivaquent! Comment la peur serait-elle distincte de l’espoir, passant raviné? Il n’y a plus de seuil aux maisons, de fumée aux clairières. Est tombé au gouffre le désir de la chaleur – et ce peu d’obscurité dans notre dos où s’inquiétait la primevère dès qu’épiait l’avenir ».

Dans « Avant l’horizon », la poétesse dénonce frontalement les injustices: « On a recouvert nos épaules de fourrures/ mangé la chair des bêtes ».

Dans un entretien radiophonique avec Marilou Brousseau, Hélène Dorion énonce que: « Qui sont ces arbres, qui font peut-être le plus grand des voyages, mais en restant immobiles? ». Radio VM, 21 Octobre 2021.

Pour une sous-partie sur la dimension universelle de l’oeuvre de Hélène Dorion:

Aspect qui rappelle la Genèse ou tout récit de création du monde. « Il y eut un soir il y eut un matin ». Le texte appelle àn de nombreuses figures de divinités « Hésiode Zeus Odin/ Brahma Izanami », ou encore « Prométhée », et « Athéna ».

Puis des références plus scientifiques « Galilée Giordano Bruno/ Einstein ». Au commencement du poème, il y a la nature:

« Dans la forêt du temps/ il n’y avait rien/ ni ciel (blanc typographique) ni océan/ au commencement/ il n’y avait ni dieux ni humains/ ni souffle (blanc typographique) ni solitude ».

Pour une sous partie sur la force et la fragilité de la nature:

Sur la force de la nature: « Le jeune érable frémit/ sous les coups du tonnerre/ la foule autour de lui/ hurle contre le vent ».

Sur la fragilité de la nature:

« Au dessus du vide/ flotte un ciel/ qui n’ignore pas sa fragilité »

Pour une sous partie sur l’aspect phénoménologique de l’oeuvre de Hélène Dorion:

La nature selon Hélène Dorion est une phénoménologie dans le sens où elle transcrit la nature telle qu’elle s’offre au regard, non comme elle est représentée.

« Revenir aux choses mêmes, c’est revenir à ce monde avant la connaissance dont la connaissance parle toujours, et à l’égard duquel toute détermination scientifique est abstraite et dépendante, comme la géographie à l’égard du paysage où nous avons d’abord appris ce qu’est une forêt, une prairie ou une rivière » Merleau Ponty.

Autres citations:

« Dehors, est-ce l’infini ou juste la nuit? », Ann Lauterbach, en exergue du premier recueil, « L’écorce incertaine ».

En mettant les uns à côté des autres ce sigles qui transmettent un profond désespoir, Hélène Dorion nous invite à penser à l’absurdité de notre monde. Elle nous partage son désenchantement face à ce qu’elle observe dans son quotidien.

« Où aller sans commencement, et peut-être sans fin » Silvia Baron Supervielle.

Dans Au coeur des ténèbres du britannique Joseph Conrad, la forêt africaine est le lieu de nombreux drames. Elle représente un environnement qui rend l’homme blanc incapable de survivre dans un environnement qui lui est si hostile et qui le rend responsable des pires crimes. « La lisière d’une jungle colossale, d’un vert si sombre qu’il en était quasiment noir, frangée d’une barre écumante, courait tout droit, comme tiré à la règle, à perte de vue le long s’une mer bleue dont l’éclat dur était tamisé par une brume rase. ».

« Ce visage il est tien, que la terre m’expose:

Derrière ses traits d’homme incessamment repose

Le modelé des monts contre ciel appuyé.

Par tes yeux le soleil, l’arc-en-ciel irisé,

Me regardent; je suis des bois, fleurs, oiseaux, bêtes,

Connue, tenue à vie dans la pensée du monde,

Profond, calme reflet de création ».

Kathleen Raine, « Poème d’amour », traduction de Lionel-Edouard Martin, dont le nom est à citer si vous utilisez cet extrait dans votre dissertation.

Dans son recueil Sous l’arche du temps, Hélène Dorion dit de la poésie qu’elle « ouvre à la sensation de participer intimement au destin de l’univers ».

Pour Raymond Queneau, dans L’instant fatal, « Calme est l’arbre qui se tient droit ou bien torve/ Calme est l’arbuste en sa médiocrité/ (…) Calme est le cours fixé qui m’emporte du Temps ».

« Elle était descendue au bas de la prairie, / et, comme la prairie était toute fleurie/ de plantes dont la tige aime à pousser dans l’eau, / ces plantes inondées je les avais cueillies. » extrait de Clairières dans le ciel, Francis Jammes.

Dans Les Matinaux, le poète René Char nous offre une courte pièce intitulée Fête des arbres et du chasseur. Deux joueurs de guitare assistent à l’arrivée du chasseur dans la forêt.  Dans sa première intervention, la première guitare énonce: « Est-ce l’abord des libertés, / L’espérance d’une plaie vive, / Qu’à votre cime vous portez, / Peuplier à taille d’ogive? ». Après avoir incendié la forêt, le chasseur la quitte et les guitares énoncent en choeur: « Merci, et la Mort s’étonne; / Merci, la Mort n’insiste pas; Merci, c’est le jour qui s’en va; Merci simplement à un homme/ S’il tient en échec le glas. »

Dans « Les Compagnons dans le jardin », extrait de Les Matinaux, que le poète René Char dédie à ses amis André du Bouchet et à Jacques Dupin:

« Notre amitié est le nuage blanc du soleil.

Notre amitié est notre écorce libre. Elle ne se détache pas des prouesses de notre coeur.

Où l’esprit ne déracine plus mais replante et soigne, je nais. Où commence l’enfance du peuple, j’aime.

XX ème siècle: l’homme fut au plus bas. Les femmes s’éclairaient et se déplaçaient vite, sur un surplomb où seuls nos yeux avaient accès.

A une rose je me lie.

Nous sommes ingouvernables. Le seul maître qui nous soit propice, c’est l’Eclair, qui tantôt nous illumine et tantôt nous pourfend.

Eclair et rose, en nous, dans leur fugacité, pour nous accomplir, s’ajoutent.

Je suis l’herbe dans ta main, ma pyramide adolescente. Je t’aime sur tes mille fleurs refermées ».

Poésie courte dans « Attenants », extrait de Les Matinaux:

« Les prairies me disent ruisseau

Et les ruisseaux prairie.

Le vent reste au nuage,

Mon zèle est fraîcheur du temps.

Mais l’abeille est songeuse

Et le gardon se couvre.

L’oiseau ne s’arrête pas. »

En 2018, lors d’une conférence à l’Université Permanente de Nantes, à l’occasion de la parution de Comme résonne la vie, Hélène Dorion évoque le passage des saisons: « Un arbre m’apprend à vivre, à traverser l’hiver. Quand certains évènements difficiles surviennent dans nos vies, quand de grandes vagues nous happent, nous vivons comme un hiver. Cela nous arrache toutes les feuilles, nous sommes des branches nues. Laisser s’en aller toutes ces feuilles, ne pas se briser… Le printemps finit par revenir. »

« Aux aguets nous faisons écho/ Aux rumeurs de l’abime »

Kathleen Raine

« Où avons nous été , et pourquoi descendons nous? »

Annie Dillard

Sujet: Pourquoi peut-on dire que la poésie d’Hélène Dorion concerne l’homme au sein de l’univers?

Plan de dissertation:

I Le recueil Mes Forêts relève d’une quête de soi ouverte sur le monde…

II … Mais aussi une réflexion plus générale sur la place de l’Homme dans la nature..

III… dans le but d’avoir un impact réel sur l’Humanité.

Autres sujets possibles:

Dans un entretien, Hélène Dorion déclare que la poésie doit « nous rendre plus présents au monde extérieur, plus conscients du monde intérieur aussi ». En quoi votre lecture du recueil vous permet-elle d’illustrer ce propos?

En quoi peut-on dire que la poésie d’Hélène Dorion est une poésie des contraires? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur votre lecture du recueil Mes Forêts.

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