Citations Dissertation
Citations Les Caractères

Citations La Bruyère, Les Caractères livre V à X,

citations et éléments pour une dissertation:

Pour une sous partie sur la préciosité (critiquée) dans Les Caractères de La Bruyère:

On citera le portrait d’Acis: « On dit proverbialement qu’un homme parle Phébus lorsqu’en affectant de parler en termes magnifiques il tombe dans le galimatias et l’obscurité ».

Le portrait d’Acis est à rapprocher de la tirade du Misanthrope de Molière:

« Ce style figuré, dont on fait vanité,

Sort du bon caractère et de la vérité,

Ce n’est qu’affectation pure,

Et ce n’est point ainsi que parle la nature ».

« Faibles hommes! un grand dit de Timagène votre ami qu’il est sot, et il se trompe; je ne demande pas que vous lui répliquiez qu’il est homme d’esprit; osez seulement penser qu’il n’est pas un sot » (Livre VIII, Caractère 78).

Pour une sous partie sur les pédants dans Les Caractères de La Bruyère:

On citera le portrait d’Arras (V,9) à rapprocher du « décisionnaire » de Montesquieu dans sa Lettre Persane LXXII.

Mais aussi le portrait d’Hermagoras au livre V (74) est à rapprocher de Malebranche (Recherche de la vérité, IV, 7): « Ils ne savent pas la généalogie des princes qui règnent présentement, et ils recherchent avec soin celle des hommes qui sont morts il y a quatre mille ans… Ils n connaissent pas même leurs propres parents; mais, si vous le souhaitez, ils vous apporteront plusieurs autorités pour vous prouver qu’un citoyen romain était allié d’un empereur ».

Au livre V, l’élément 75 nous montre le portrait de Cydias. Cydias serait Charles Perrault. Le personnage rappelle le Misanthrope de Molière (Acte II, scène 4): « Il prend toujours en main l’opinion contraire- et, penserait paraître un homme du commun- si l’on voyait qu’il fût de l’avis de quelqu’un. »

A rapprocher aussi des Amusements et comiques de Dufresne: « A peine est-il assis qu’il s’empare de la conversation, parle en même temps à quatre personnes de quatre affaires différentes, interroge l’un sans attendre la réponse de l’autre, propose une question, la traite et la résout tout seul. »

On rapprochera ce portrait des portraits de Voltaire dans ses Contes.

Pour une sous partie sur la et la campagne dans Les Caractères de La Bruyère:

Les éléments 49 et 50 du livre V sont à rapprocher de la tirade de Dorien dans Tartuffe (Acte II, 3) de Molière:

« Vous irez par le coche en sa petite ville,

Qu’en oncles et cousins vous trouverez fertile ».

Rappelons-nous que La Bruyère est un bourgeois parisien.

« La ville est partagée en diverses sociétés, qui sont comme autant de petites républiques, qui ont leurs lois, leurs usages, leur jargon, et leurs mots pour rire (Livre VII, Caractère 4).

« Dans ces lieux d’un concours général, où les femmes se ressemblent ».

Pour une sous partie sur l’argent dans  Les Caractères de La Bruyère:

Au livre VI, dans le Caractère 56, on rapprochera cet élément des remarques de Voltaire sur l’Angleterre. Le philosophe dit: « Un homme de mérite fait toujours bonne fortune ».

Au livre VII, le Caractère 18 est à rapprocher d’une remarque dans le Théophraste moderne: « Une dot de 100 000 livres était employée par nos pères, plus judicieux que nous, en acquisitions; aujourd’hui, pareille dot sert à d’autres usages. Le mari en achète les présents et les habits de noces; c’est le moindre inconvénient pour la femme… ».

Un rapprochement peut se faire avec le Château de Kafka (auteur tchèque du XX ème) dans les portraits de Cimon et Clitandre au (Livre VIII,12).

Pour une sous partie sur l’aspect moraliste dans Les Caractères de La Bruyère:

L’élément 47 du livre V est à rapprocher de la pensée de Pascal: « Ce chien est à moi, disaient ces pauvres enfants, c’est là ma place au soleil ». = > Même énonciation au présent de vérité générale que dans Les Caractères.

L’élément 48 du livre V est à rapprocher de la maxime 448 de La Rochefoucault: « Un esprit droit a moins de peine de se soumettre aux esprits de travers que de les conduire ».

Selon L. Van Delft, un moraliste est un « écrivain qui traite des moeurs et (ou) s’adonne à l’analyse, en ne s’interdisant pas de rappeler des normes; qui adopte très généralement pour forme soit le traité, soit le fragment; dont l’attitude consiste à se maintenir avant tout à hauteur d’homme, du fait du vif intérêt qu’il porte au vécu ».

Sur la politesse: « Il me semble que l’esprit de politesse est une certaine attention à faire que par nos paroles et par nos manières les autres soient contents de nous et d’eux-mêmes ». Livre V, caractère 32.

L’humaniste Michel de Montaigne dit qu’il ne peint « pas l’être, mais le passage ».

Dans Les Pensées, Pascal rappelle que « la vraie éloquence se moque de l’éloquence ».

Dans une lettre, La Rochefoucault, autre moraliste du siècle de La Bruyère, souhaite  « faire l’anatomie de tous les replis du coeur ».

L’élément 32 du livre VIII doit être rapproché du passage de Montaigne: « … il ne faut voir un homme élevé en dignité: quand nous l’aurions connu trois jours devant homme de peu, il coule insensiblement en nos opinions une image de grandeur de suffisance, et nous persuadons que, croissant de train et de crédit, il est crû de mérite. Nous jugeons de lui, non selon sa valeur, mais, à la mode des jetons, selon la prérogative de son rang. Que la chance tourne aussi, qu’il retombe (…) Est-ce lui? Fait-on; n’y savait-il autre chose quand il y était? Les Princes se contentent-ils de si peu? Nous «étions vraiment entre de bonnes mains! ».

Pour une sous partie sur les puissants dans Les Caractères de La Bruyère:

L’élément 36 du livre VIII est à rapprocher de la maxime de La Rochefoucauld: « Nous nous persuadons souvent d’aimer les gens plus puissants que nous, et néanmoins c’est l’intérêt seul qui produit notre amitié. Nous ne sous donnons pas à eux pour le bien que nous leur voulons faire, mais pour celui que nous voulons en recevoir ».

L’élément 63 du livre VIII est à rapprocher de l’oraison funèbre d’Anne de Gonzague prononcée par Bossuet: «  La cour veut toujours unir les plaisirs avec les affaires. Par un mélange étonnant, il n’y a rien de plus sérieux, ni ensemble de plus enjoué. Enfoncez: vous trouverez partout des intérêt cachés, des jalousies délicates qui causent une extrême sensibilité et, dans une ardente ambition, des soins et un sérieux aussi triste qu’il est vain. Tout est couvert d’un air gai, et vous diriez qu’on ne songe qu’à se divertir. »

On rapprochera le portrait de Pamphile (IX, 50) du portrait de Philinthe dans Le Misanthrope:

« De protestations, d’offres et de serments,

Vous chargez la fureur de vos embrassements;

Et quand je vous demande après quel est cet homme,

A peine pouvez-vous dire comme il se nomme! ».

Le peuple (IX, 53) est à rapprocher d’un fragment de Pascal: «  On croit n’être pas tout à fait dans les vices du commun des hommes quand on se voit dans les vices de ces grands hommes; et cependant on ne prend pas garde qu’ils sont en cela du commun des hommes. On tient à eux par le bout où ils tiennent le peuple: car quelque élevés qu’ils soient, si sont-ils unis aux moindres hommes par quelque endroit. »

L’élément 7 du livre X nous rappelle Montaigne: « Je suis dégoûté de la nouveauté, quelque sorte de visage qu’elle porte, et ai raison, car j’en ai vu de effets très dommageables ».

Pour une sous partie sur l’honnête homme que cherche La Bruyère dans  Les Caractères de La Bruyère:

« C’est une pure hypocrisie à un homme d’une certaine élévation, de ne pas prendre d’abord le rang qui lui est dû, et que tout le monde lui cède; il ne lui coute rien d’être modeste (…). La modestie est d’une pratique plus amère aux hommes d’une condition ordinaire » (Livre IX, Caractère 44).

Pour une sous partie sur l’aspect théâtral dans Les Caractères de La Bruyère:

« Le peuple souvent a le plaisir de la tragédie, il voit périr sur le théâtre du monde les personnages les plus odieux, qui ont fait le plus de mal dans diverses scènes, et qu’il a le plus haï » (Livre VI, Caractère 31).

« Le plaisir d’un roi qui mérite de l’être, est de l’être moins quelquefois; de sortir du théâtre, de quitter le bas de saye et les brodequins, et de jouer avec une personne de confiance un rôle plus familier » (Livre X, Caractère 16)

« Pamphile se fait suivre, vous parle su haut, que c’est une scène pour ceux qui passent: aussi les Pamphiles sont-ils toujours comme sur un théâtre; gens nourris dans le faux, et qui ne haïssent rien tant que d’autres naturels; vrais personnages de comédie, des Floridors, des Mondoris ».

« Le ministre ou le plénipotentiaire est un caméléon, est un Protée: semblable quelque fois à un joueur habile, il ne montre ni humeur, ni complexion » (Livre X, Caractère 12)

Sur les lieux comme des décors de théâtre dans l’oeuvre:

« Paris pour l’ordinaire le singe de la Cour, ne sait pas toujours la contrefaire » (Livre VII, Caractère 15)

Sujets possibles:

Selon vous, La Bruyère est-il le peintre de son temps?

I Oui, La Bruyère tente de se rapprocher de la vérité et de dépeindre les hommes de son temps le plus fidèlement possible.

II Mais ses portraits sont grotesques et il se fait plus auteur de comédie ou de tragédie…

III C’est pour cela que son art réside précisément dans ce mélange subtil de peinture et de théâtre: l’homme honnête est recherché dans tous les portraits.

Autre sujet possible:

Pourquoi peut-on dire que Les Caractères développent l’idée que le monde est un théâtre ?

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